Si tu savais comme tu me manques ....

Une vie

 (Inconnu)

 

Elle avait enfin treize ans, et lui vingt-deux.
Au soleil d'été, ils étaient beaux comme des Dieux.
En robe du dimanche, en costume des enterrements,
Ils se sont dit oui, comme le voulaient leurs parents.


Depuis toujours qu'ils jouaient dans les prés,
Tout le monde les appelaient "les petits fiancés".
Les champs des deux familles étaient tous mitoyens,
C'était en quelque sorte scellé par le destin.


Il préférait les blondes, celles de chez madame Claude ;
Apprêtées et enjouées, entraînantes et chaudes.
Elle a eu cinq enfants entre les nombreux coups
Qu'il lui donnait chaque fois qu'il rentrait trop saoul.


Où donc est-il passé son beau prince charmant
Qui courait dans les près, son armure en fer blanc,
Pour sauver la princesse aux pieds nus de leur conte ?
Il ne reste rien, qu'une vie pauvre et de honte !


Un hiver plus triste que les autres, un verre de trop,
Elle l'a tué alors qu'il rentrait du bistrot.
Elle l'attendait, usée, pour frapper la première ;
C'était le jour de sa revanche, même éphémère.


Fini le joli rêve de la ferme agrandie,
Une vie de rancoeur et de haine l'ont appauvrie.
Maison délabrée et champs en friche pour partage
Entre enfants sans coeur qui se battront l'héritage.


 

Mourir d'Amour

Evidemment, personne ne meurt d'amour.
C'est comme une église que l'on abandonne,
Le lichen pousse sur les arbres de la cour
Oubliée où seul le vent tourbillonne.
 

Vitraux salis, regard noir sur la nuit,
Coeur au ralenti, pas perdus qui résonnent,
Salles humides, aucune lumière qui ne luit.
C'est plus que le bonheur que l'on emprisonne!


Les chapelles sont vides de son hôte céleste, ;
Mal de tête, les rats font leur sarabande.
Pleurent les vieux murs devant leur sort funeste,
Presbytère en ruine qui n'a plus de prébende.


C'est vrai, personne ne peut mourir d'amour!
Nef décrépite dans une mer d'herbes folles,
Solitude et orage grondent alentour ;
Jésus Parti, l'Esprit Saint en nécropole !

Sans titre

 

Coeur déchiré, Verre pilé,
Vitre cassée, Amour pillé,
Je n'ai pas oublié...
 

C'était il y a 7 ans,
C'est toujours maintenant.


J'entends encore, la nuit,
Le bruit des corps qui tombent
Que le silence d'aucune tombe
N'assourdit.


C'était il y a 7 ans,
C'est toujours maintenant.
Une fois par an pour les bien-pensants.


Ville en trou, Coeur en gouffre,
Qui encore en souffre ?


La face du monde a changé
Mais la violence est restée,
D'autres guerres ont éclaté :
Inhumanité !


A propos

 

 

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(La rose est une peinture acrylique sur toile de Claude Théberge. Le "dos fleuri" est une phtographie de Baudoin de rochebrune)








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Les écrits vains d'Elle.

Tous ces maux que seuls les mots peuvent adoucir.

Toutes ces émotions qui étouffent.


Mais si on étouffe, c'est que l'on
respire encore ! *sourire* !

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MES ARTS'MOI- RE  ( Autre maux de moi et bris-collages)

Quand les rimes ne suffisent plus : L'Amer Veille.

Les images que j'aime : Les Mots Dits, Imag'in ...

Quand mes mots deviennent mes images c'est mon : Miss terre.

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Amour Martien


Je l'ai croisé dans un autre monde,
Un de ces jours où l'âme vagabonde.
Nous avons pris des nouveaux chemins
Au pays des instants sans lendemain.

Une planete où l'on caresse de la voix
Où l'on se parle du bout des doigts.
Où l'on s'aime en moins d'un moment
Pour s'oublier instantanément.

Quand j'aperçois mon petit homme vert
Mon coeur file rejoindre son univers
Mais qu'il rejoigne sa planete rouge
Sur mon lopin de terre, c'est le déluge.

Je l'ai croisé dans un autre monde
Où l'amour n'est qu'un jeu de ronde,
Langage html de logiciens,
Pour une histoire d'amour "ariene".

 

Des raisons

 

 

 

 

 

 

 

    Mon couple, c'est ma famille :
Un homme, une femme, une fille ...
Celle que je n'ai jamais eu,
Celle que j'ai construite comme j'ai pu,
Celle qui me convient,
Celle dont j'ai besoin.


Il y manque le grand Amour,
Celui qui dure toujours
Même si c'est pour un jour.
Il y manque les frissons
Aux creux du ventre, la passion
Et toutes les émotions.


 

Cette vie est perfide
L'un sans l'autre crée un vide.
Ma vie est à l'envers
Et ne voit que l'hiver
Mais je ne peux tout défaire
Car sans rien gagner, je perds.